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« Je souhaite prendre un
animal, à quoi dois-je penser ? »
« Mon cheval fait un coup de sang (crampe) »
« Intoxication des hérissons aux
grains antilimaces »
Extraits tirés du livre de Christine Magro, avec son aimable
autorisation « Des vétérinaires répondent à vos
questions » Ed. Favre (patronné par la RSR la
1ere) N° ISBN 2-8289-0738-4 |
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Je souhaite prendre un animal, à quoi
dois-je penser ? 
Attention à l’abandon. Il y a naturellement des causes imprévisibles à l’abandon
d’animaux (maladie, allergie, situation familiale, situation pécuniaire).
De plus en plus souvent, les personnes qui doivent se séparer de
leur animal l’apportent à la SPA. C’est bien. Effectivement,
les refuges sont là pour cela. Les vétérinaires aident également à placer
ces animaux, donnent des conseils judicieux, éventuellement même
des adresses de personnes qui recherchent un animal. Pourtant il y a bien
des causes prévisibles. En voici une liste type. Lisez attentivement
chaque point, réfléchissez-y en famille et décidez
ensuite seulement !
Penser à la stérilisation de votre animal avant qu’il
ne vous « inonde » de petits. C’est tellement
mignon, certes…qu’allez-vous en faire ?
Le temps passé à l’éducation est important.
Pensez-vous avoir assez de patience et de constance ? Il faut définir
ce qui est permis et ce qui ne l’est pas et s’y tenir.
Tous les membres de la famille sont-ils d’accord ? Chacun
sait-il quelle sera sa responsabilité ? Ne donnez pas à vos
enfants des responsabilités qu’ils ne pourront pas assumer.
Le temps passer à sortir ou caresser votre animal :
2 heures par jour pour les sorties du chien. 40 minutes par jour pour les
caresses du chat.
L’investissement financier doit être également budgété :
alimentation, soins vétérinaires, pension pendant les vacances,
impôts, éducation, toilettage, médaille, puce électronique,
frais de transport, etc.
Ne prenez jamais un animal sur un coup de tête ou parce que
c’est la mode d’avoir tel ou tel animal. L’animal n’est
pas une chose, c’est un être vivant. Renseignez-vous auprès
de plusieurs éleveurs qui vous parleront des qualités et
défauts des différentes races de chiens, par exemple. Ne
suivez jamais les modes qui sont responsables de grand nombre d’abandons.
Procurez-vous des ouvrages, allez surfer sur Internet. Bref, renseignez-vous
au maximum.
Ne prenez pas votre animal trop jeune : la mère n’a
pas qu’un rôle nourricier, elle assure un grand travail d’éducation.
Il faut lui en laisser le temps. Les chats ou chiens élevés
au biberon peuvent devenir agressifs et même dangereux. Un chaton
est sociabilisé à 7 semaines. Il doit avoir tout appris de
sa mère dans ce laps de temps.
Premier rendez-vous chez le vétérinaire : attendez
une quinzaine de jours avant d’aller montrer votre animal au vétérinaire.
Et posez alors toutes les questions que vous avez sur le cœur :
le comportement du chiot, son alimentation, quelles lectures sont conseillées,
etc. Il n’y a jamais de questions idiotes. Demandez-lui quels vaccins
il faut faire, quand les faire et quand faire les rappels.
Si votre chaton reste à l’intérieur :
ne prenez pas un chaton de ferme habitué à l’extérieur.
Il s’ennuierait très vite. Il aura déjà pris
l’habitude des jeux et des sujets de distraction (oiseaux, feuille
qui bouge, herbe qui frémit, papillon, etc.) et il se sentira totalement
frustré dans un appartement. Prévoyez des arbres à chats,
des jouets suspendus et qui bougent avec le vent. Ces chats-là ont
besoin que vous passiez beaucoup plus de temps avec eux.
Les chiens doivent être sortis très régulièrement :
pensez aux nombres d’heures de courses journalières que les
loups font à l’état sauvage et comparez aux 10 minutes
de sortie quotidienne autour du quartier que vous allez lui proposer les
jours de mauvais temps ou de grande fatigue après votre travail !
Pensez à vous renseigner sur ce point lors de l’achat du chiot :
est-ce un type de chien chasseur, gardien, aboyeur ou une race plutôt
casanière ? Il est de plus en plus difficile de trouver des
endroits où l’on peut laisser courir les chiens. Il est donc
d’autant plus important d’avoir un chien parfaitement socialisé,
un chien qui est vraiment un « bon citoyen » et
dont le rappel est impeccable. Faites-lui faire de l’exercice, des
jeux d’agilité, tout en tenant compte de l’âge
de votre animal naturellement ou d’éventuels problèmes
physiques (boiteries, etc.).
Attention aux animaux cadeaux ! L’animal cadeau ne doit
pas devenir un animal fardeau. Ne jamais offrir un animal par surprise.
Parlez-en en famille. Un chat, un chien, c’est un bail d’une
quinzaine d’années minimum. Prendre un animal ne devrait jamais être
un acte coup de cœur, mais bien plutôt très réfléchi.
Réfléchissez une nuit et retournez voir votre futur animal
le lendemain.
Un cobaye ou un lapin ne doivent pas non plus être négligés.
Leurs griffes poussent s’ils ne peuvent les user correctement. Les
vétérinaires voient trop souvent arriver dans leur cabinet
des animaux sales, dont la cage est beaucoup trop petite ou encore des
animaux angoras tout feutrés.
Extraits tirés du livre de Christine Magro, avec son aimable autorisation « Des
vétérinaires répondent à vos questions » Ed.
Favre (patronné par la RSR la 1ere) N° ISBN 2-8289-0738-4
Mon cheval fait un coup
de sang (crampe) 
Le cheval est un athlète. Sa masse musculaire
est très importante, en particulier sur la croupe et les reins.
Le risque de coup de sang est important chez les chevaux qu’on ne
sort pas régulièrement. On appelait cela la maladie du lundi :
peu ou pas de mouvements le week-end et crampe le lundi quand ils retournaient
au travail !
Les fibres musculaires fonctionnent selon le principe de l’anaérobie
(sans oxygène) et de l’aérobie (avec oxygène).
Simplifions : le cheval a tendance a accumuler du sucre sous forme
de glycogène dans la musculature. Ce glycogène se transforme
en acide lactique. Cet acide irrite les cellules et les intoxique, provoquant
ainsi des crampes.
Si l’on ne peut pas sortir le cheval, il faut alors absolument diminuer
les rations. Si le cheval est resté au repos 3 ou 4 jours, marchez
au pas pendant un quart d’heure au moins jusqu’à ce
que le cheval se soit « remis en route » et ait chauffé ses
muscles. Si un coup de sang se produit tout de même, arrêtez
immédiatement le cheval, couvrez-le et ne bougez plus. Plus le cheval
marchera, plus il aggravera la crampe.
Comment voit-on que le cheval a un coup de sang ? L’allure
devient de plus en plus raide, les pas se raccourcissent, puis l’animal
refuse d’avancer. Il se met à transpirer et présente
une expression de douleur intense. Dans le pire des cas, le cheval peut
se coucher ou même tomber par terre. L’urine d’un cheval
souffrant d’un coup de sang devient très foncée (brun-noirâtre).
Le vétérinaire doit arriver très vite. Il donnera
des contre-douleurs, il perfusera le cheval afin d’éliminer
les toxines accumulées dans la musculature et lui donnera des produits
qui neutralisent cette acidité en trop grande quantité.
Intoxication des hérissons
aux grains antilimaces 
Selon le centre suisse d’informations toxicologiques,
dans les grains antilimaces, il existe du métaldéhyde concentré entre
3 et 6,3 %. La toxicité de ce métaldéhyde pour les
chiens, rats, souris, lapins et cochons d’Inde est en moyenne de
200 à 300 mg/kg. Certaines études, faites dans les années
70, montrent que des hérissons à qui l’on a donné jusqu’à 500
mg/kg d’antilimace par jour avec leur nourriture n’ont montré aucun
symptôme. Cela fait dire à certains que les granulé contre
les limaces ne constituent, en principe, pas de danger pour les hérissons.
Cependant une autre étude faite à la fin des année
80 montre que sur 99 animaux analysés, 24 au moins sont morts par
une intoxication aiguë due au métaldéhyde. A chaque
fois, des granulés avaient été répandus quelques
heures ou quelques jours auparavant.
Les fabricants de ces granulés affirment que les hérissons
ne les mangent pas. Les observations réalisées in situ ne
contredisent pas ces affirmations. En 1983 l’Institut de toxicologie
de Schwarzenbach a montré que 5 ou 6 limaces ayant absorbé des
granulés antilimaces ne sauraient entraîner la mort d’un
hérisson. Ces granulés sont des répulsifs pour les
hérissons, les chats et les chiens. Certes. Pourtant on observe,
chez les hérissons qui présentent les symptômes d’une
intoxication, une ingestion de limaces et la mort quelques heures plus
tard. Bref !
Vous le voyez ce sujet est très difficile à cerner. Bien
des intérêts financiers ou politiques sont en jeu. Ce qui
est sûr, par contre, c’est que les accidents de la route et
les intoxications chimiques sont responsables du 50 % des cas de mortalité du
hérisson.
En conclusion, essayez d’éviter au maximum les granulés
antilimaces et préférez-leur toujours des petits pots remplis
de bière. Les autres animaux qui se promènent dans votre
jardin vous en seront gré. Si vous décidez d’utiliser
malgré tout ces granulés, n’en recouvrez pas le sol
au point qu’il en devienne bleu ! |